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Trail des 2 lacs

26/07/2014 : Trail des 2 lacs (21km 1200D+)



C'est accompagnée de Rémi, Guillaume et Christophe que j'arrive à La Plagne vendredi en début de soirée. La météo est mitigée et je regrette déjà de ne pas avoir apporté de pull.




Après avoir posé les valises dans notre QG du we (résidence Bellecôte - Maeva), nous redescendons à Aime pour nous joindre aux autres participants et surtout retrouver Yves à la Pasta Party. Au menu : pâtes à la bolognaise, fromage, tarte aux myrtilles tout ça arrosé d'un bon verre de vin (ma diététicienne va faire des bonds !).





Samedi 6h45, le réveil sonne. Hop hop hop tout le monde debout ! Premier réflexe : un regard sur le ciel : pas terrible... il va faire froid là-haut...

Matériel emporté pour l'occasion

Couvre-bras Kalenji
Veste Kalenji
Chaussures Kapteren Kalenji

La course

Nous descendons sur le champ de neige et retrouvons Yves. Guillaume décide de partir avec 2 concurents qui se sont fixés 2h30, Christophe et Rémi partent ensemble et Yves et moi formons le dernier binôme. La reprise post claquage est fraîche (2 semaines) alors ce trail a pour seul but de se faire plaisir et de découvrir la pratique du trail donc aucun objectif de temps. Du fun, du fun et encore du fun !
5-4-3-2-1 GOOOOOOO !!!!!!!!!!!!!!
Les 800 coureurs s'élancent pour les 21km qui vont nous mener jusqu'à la Roche de Mio et le col de l'Arpette pour redescendre à Bellecôte via Belle-Plagne le tout avec 1200m de dénivelé positif.


0 -> 3e km : 9'31"/km

Les 800 coureurs sont visibles dans les premiers lacets qui montent. Tout le monde est en marche/course car déjà ça grimpe pas mal. On se double et se fait doubler et très vite le peloton s'allonge. Dès le départ, l'allure d'Yves ne me convient pas et il m'invite à l'abandonner dès à présent. OK, je ferai donc ma course seule. Quelques lacets plus tard, je pose le sac pour pouvoir enlever ma veste (note à moi-même pour le prochain trail : prendre une veste qui ne s'enlève pas par la tête et l'enfiler par dessus le sac) et là, j'entends Yves plus bas : "vas-y Lorène, le strip tease !" C'est la dernière fois que je le verrai du parcours.

4e et 5e km : 7'49"/km

On arrive en haut de la première "colline". Le chemin est moins pentu et du coup la cadence s'accélère un peu, je me remets à courir (disons trottiner) et double pas mal de monde. La fromagerie que nous longeons nous envoie des éfluves (ça change des gaz d'échappement sur les courses parisiennes).
Nous récupérons les coureurs de la 6000D (les grands malades) qui en sont eux à leur 25e km environ. Certains courent plus vite que moi c'est hallucinant ! Je suis vraiment admirative de ces dossards jaunes !
Mais non c'est pas dur ... c'est pire !

6e -> 9e km : 12'49"/km


Ca se remet à grimper mais là, on rigole plus beaucoup car le dénivelé est plus sérieux.
J'ouvre un gel overstim's à la pomme mais sa texture est rendue pateuse par le froid : il ne passe pas très bien aussi je n'en prendrai que la moitié.

Guillaume
Plus personne ne court mais personne ne souffre encore de trop. Personnellement, je suis le mouvement car, dans ces chemins il est très difficile de doubler alors si celui de devant marche, bah tu marches aussi.
A mesure que l'on avance, le brouillard s'épaissit, l'humidité augmente et la température dégringole.
Je remets rapidement ma veste PARCE QUE CA CAILLE !!!!
A l'approche de la Roche de Mio, les spectateurs se font entendre. Ils sont tous emmitouflés dans leur doudoune et leur bonnet. A notre passage ils nous encouragent en donnant nos prénoms (sur les dossards) ça fait un bien fou. Nous passons à travers quelques névés, prenons encore une dose d'applaudissements pour atteindre le sommet et hop on bascule de l'autre côté.


10e -> 13e km : 7'16"/km

Le brouillard a disparu et la descente nous permet de reprendre du cardio. Fiou ! Ca fait du bien. En revanche, pour les novices comme moi, je comprends vite pourquoi certains préfèrent les montées aux descentes : ça tape sec dans les cuisses !
Ravitaillement du col de la Chiaupe : enfinnnnn ! Au menu : fromage, saucisson, eau, fruits secs, barres énergétiques,... Tout ça servi par un super lapin ! J'y attrape quelques abricots secs, un verre d'eau et zou je repars de suite.
Durant la descente, je vais me permettre un arrêt car j'ai mal au pied droit (un ongle a attaqué l'orteil d'à côté). Je m'arrête, enlève chaussure et chaussette, fais un pansement à l'arrache avec un mouchoir (ça doit être mon côté Mac Gyver) remets tout en place et repars.

14e -> 16e km : 12'05"/km

C'est reparti pour la grimpette. Le dénivelé n'est pas trop important mais le terrain est vraiment gras et accidenté. Après avoir évité de nombreuses "flaques" de boue, je finis par mettre le pied dedans. Ca y est j'ai les pieds trempés alors plus de chichis, on va dedans ! Nous traversons de petits ruisseaux et même un pseudo torrent à l'aide d'une corde.
C'est ici que nous quittent les coureurs de la 6000D.
Au 16e, dernier ravito au chalet du Carroley (seulement liquide), je prends un verre d'eau et range ma veste et ma casquette dans mon sac. Il fait maintenant assez bon pour courir sans.

Fabienne, sors de ce corps !

17e et 18e km : 17'30"/km

Le téléphone sonne au lac du Carroley. Guillaume vient de passer la ligne d'arrivée en 2h52'. Après avoir fait un point sur mon avancée et donné quelques mots d'encouragement je raccroche.

Yves
Un coup d'oeil sur les lacets menant à l'Arpette. Outch c'est tout là-haut !!! Les km les plus difficiles de toute ma vie ! 35 minutes pour en effectuer 2 !! Du jamais vu. Et pourtant compliqué de faire mieux. L'altitude et le manque d'oxygène me font hyperventiler et du coup chaque pas est plus difficile que le précédent, je n'arrive pas à respirer correctement et pourtant, un pas après l'autre je rejoins le col.
Revoilà les géants de la 6000D. Nous passons ensemble le point de contrôle de l'Arpette.
Maintenant, on rentre et tout en descente !






19e à la ligne d'arrivée : 6'29"/km

Le sol est toujours aussi gras et les champs de vache avec leur herbe mouillée ne permettent pas de courir aussi vite que je l'aurais voulu, tant pis ce n'est pas le moment de se faire une cheville.
Le téléphone sonne à nouveau : Christophe vient d'arriver en 3h05. Lolo, on attend plus que toi !!!!
Arrivée à Belle Plagne, le sol est de nouveau praticable alors A FONNNNNNNNNND ! Ce sol et ce dénivelé, mes jambes les connaissent alors je relance et double beaucoup de monde sur cette partie. J'irai au bout en ayant tout donné !
Les 3 derniers km s'effectueront à 8'11", 6'05" et enfin 5'11"/km. J'entends le speaker puis aperçois l'arche de l'arrivée. 50m avant la fin, les géants prennent à droite et moi à gauche.
Je sais qu'ils sont là, à m'attendre, alors je leur fais une belle arrivée en sprint !
3h38'50" pas mécontente de moi !





L'après-course


Rémi
Christophe
Après avoir accueilli Yves qui échouera aux portes des 4h même si on sait qu'il les vaut bien (sûrement du à un genou malade et un manque de chrono) direction la douche. C'est arrivés au QG que nous découvrons les chronos, classement général et par catégorie de chacun :
ChronoGénéralCatégorieClt cat.
Rémi
2h40'01"
154 / 738  SEM
102 / 291  
Guillaume
2h52'59"
258 / 738  SEM
158 / 291  
Christophe
3h05'28"
379 / 738  SEM
201 / 291  
Lorène
3h38'50"
609 / 738  SEF
94 / 130
Yves4h02'24"702 / 738  V3M
18 / 21


Une fois propres, nous rêvons tous d'une seule chose : UNE BONNE BIERE !!! Alors RDV chez Yves pour trinquer à cette belle expérience (même si on a loupé le Préfou) !
Nous décidons ensuite de descendre à Aime voir l'arrivée et encourager les géants (ils le méritent bien). On se sent bien faible (voire honteux) avec notre tee shirt de finisher des 2 lacs alors qu'ils en ont fait le triple. Qu'importe ! Le RDV est déjà pris pour une prochaine fois. L'année prochaine qui sait ?

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